No Limits


 
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 Chapitre 3

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Skull
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MessageSujet: Chapitre 3   Dim 22 Mai - 20:11

_ 7h 43

Sacha nous a raconté comment tout s'était déroulé de son côté. Ses parents étaient sortis en assurant à leurs enfants qu'ils reviendraient, et ne sont jamais revenus. Lola et Sacha en ont vite déduit que c'était la fin pour leurs parents. Ils ont beaucoup pleuré, et n'ont pas pensé à fermer les portes à clés. Ils se sont terrés au deuxième étage, dans la chambre de leur parents, et ne descendaient que pour manger. Au bout de dix jours, deux Atteints avaient découvert que la porte n'était pas fermée, et étaient rentrés à l’intérieur. Ils avaient ratissé le rez de chaussé et n'avaient trouvé personnes. Alors ils étaient monté. Et là, Lola avait caché Sacha dans un placard, et s'était mise devant en expliquant à Sacha qu'une fois une personne entre leurs mains ils partiraient. Ensuite elle n'avait plus parlé jusqu'à ce que Sacha l'entende descendre les marches de la maison en courant, suivie par les Atteints, et sortir de la maison en vitesse. Sacha s'était précipité hors du placard et avait fouillé toute la maison. Personne. Il avait fermé les portes, et n'avait presque pas dormit de la nuit. Et on était arrivé, ma sœur et moi, apparemment, il n'avait pas ouvert tout de suite parce qu'il n'arrivait pas à tenir debout. Et qu'il avait peur de se faire attraper comme ça sœur. Après il avait bien insister en disant qu'on ne savait pas si Lola s'était vraiment fait attraper par les Atteints. Je n'avais pas osé lui dire que les chances de la retrouver étaient plus que minimes.

Là, ça fait un petit peu moins de deux heures que nous parlons, et j'avoue que je commence sérieusement à avoir faim. Seulement, avant que je n'ai eu le temps de toucher mon sac, mon téléphone se met à vibrer. Il me surprend tellement que je sursaute avant de regarder mon téléphone comme si c'était une chose bizarre sortit d'une autre dimension.

- Alizée ?! Tu décroches pas ?
m'interpelle Sacha.

Je cligne des yeux et sors de ma torpeur. Qui peut bien m'appeler alors que dehors presque tout le monde est mort, ou transformé en atteint ?

- Ah oui pardon.

Je prends le téléphone et décroche sans regarder le numéro affiché.

- Allo ?

- Al ? C'est No ! J'ai cru que t'allais jamais répondre putain !


- Noémie ! Ça fait plaisir que tu ne sois pas morte ! Et bonjour à toi aussi !

- Je compte pas crever aujourd'hui, et encore moins à cause de ces saloperies. Bref, t'es où là ?
s’inquiète t-elle.

- Moi non plus. Et je suis chez mon cousin. Et toi ?

- Dans un voiture avec un mec et ma sœur sur l'autoroute. Euh.... Y a des gens avec toi ?

- Ma sœur et mon cousin,
dis-je en jetant un coup d’œil au deux enfants qui me regardent avec attention. Quel mec ? Je le connais ?

- Nan, il doit être d'Haubourdin. Vous comptez faire quoi ?

- Ne pas mourir. Nan, je sais pas... Et vous ?

- Bonne idée. Rouler, surement chercher de la bouffe, et un abri quand on aura plus d'essence...

- Vous en avez encore beaucoup ?

- D'essence ? Aucune idée, faut que je demande à Jack.


Silence, où j'entends de légère voix dont une masculine.

- Encore beaucoup, il me dit.

- Vous pouvez venir alors, il y a plein place dans la maison de mon cousin. Enfin si ton petit ami veut bien.


- Te fous pas de ma gueule, tu sais très bien que les sentiments, c'est très peu pour moi. Par contre je sais pas si il connait la route. Mais, juste comme ça, on irait où, un maison ne nous donnera pas une réelle sécurité. T'es bien gentille toi.

- Je sais pas non plus et merci du compliment. Au pire vous venez nous chercher et on fait le tour de Lille et ses alentours pour chercher un endroits plus sur. Non ?


- J'te signale que Lille doit grouiller d'Atteints.

- Ouais mais en voiture on s'en fout.

- Si on tombe en pane dans Lille on aura plus rien. Je préfère pas me retrouver en centre-ville.

- Bah on se défendra. Et puis t'as dis que vous en aviez encore plein !

- C'est pas un raison pour la gâcher.


- Oh ça va... Si on fait rien on va crever de faim No. Autant bouger, se donner une chance de survivre.

- Ou se jeter direct dans la gueule du loup,
ricane t-elle.

- Si on fait rien on meurt Noémie.

- Ouais, mais si on va là où il y en a la blinde, on meurt aussi.

- On a plus de chance si on cherche un autre endroit plus sur.

- Autant aller dans un grand magasin alors,
rétorque t-elle.

- Oui.

- On est près de Auchan. Bon, je vois si on peut venir vous chercher, sinon vous devrez vous débrouiller,
finit-elle.

- Trop de gentillesse en toi... dis-je avec sarcasme. Et t'as même pas notre adresse.

- Je sais, mais les règles ont changé. Le but du jeu, c'est de sauver sa peau, et j'ai déjà bien assimilé cette règle. Justement, donne la moi.

- Tu vas faire comment pour sauver ta peau si t'as plus d'essence au milieu de nul part ? Ou dans un endroit remplit d'Atteints ? Et je vais t'envoyer un message avec l'adresse quand on aura raccrocher.

- Raison de plus pour ne pas venir vous chercher pendant qu'on a encore de l'essence. Tu t'enfonce là. Bon, envoie l'adresse, je raccroche.

- Ouais.


Je raccroche et jette le téléphone sur le canapé en soupirant, juste avant de me rappeler qu'il faut que je lui envoie l'adresse. Je lève les yeux au ciel et reprends mon téléphone. Je lui envoie l'adresse rapidement. Je lève la tête et regarde Sacha et Mélodie qui suivent chacun de mes mouvements.

- Bon, les enfants. J'ai une amie qui va peut-être, je dis bien peut-être venir nous chercher, avec son petit ami et sa sœur. Enfin son copain. Bref, on s'en fout. Ils sont en voiture, alors on irait plus vite. Mais ils ne sont pas sur de venir parce que y a un problème d'essence.

- Alizée ? intervient ma sœur.

- Quoi ?

- On fait quoi si ils viennent pas ?

- On verra ça plus tard Mélo,
je murmure.

Elle hoche la tête, tout comme Sacha.

- Là, on va manger un peu d'accord ?

Je me lève et vais voir les dernières provisions que Sacha n'a pas pu mettre dans son sac faute de place. Je prends un gros paquets de biscuits entamé et en prends un avant de mordre dedans avec envie. Je retourne dans le salon et donne le paquet à Mélo, avant de m'enfoncer dans le canapé. Je prends mon téléphone, le pose sur la table, et le fixe. Maintenant, attendre des nouvelles de Noémie. Si elle daigne m'en donner.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3   Lun 23 Mai - 18:29

- Ok. Bon, ça s'annonce autrement. L'amie en question veut qu'on aille la chercher chez des cousins et... je m'interromps, mon téléphone vient de sonner dans ma main, je lui tends alors l'appareil pour lui montrer l'écran, en gros, faut aller là.

Il hoche la tête et regarde la route, une mine pensive au visage. Il démarre ensuite le moteur et fait marche arrière, se fichant totalement du sens interdit.

- Euh... Tu connais Lille ?

Il regarde le tableau de bord, secoue la tête, puis se tourne vers moi en souriant.

- Moi nan, mais le GPS, lui, oui.

Je sourie à mon tour, jusqu'à se qu'il s'évanouisse de mon visage.

- Allume-le non, alors ?

- Bah, le beug, c'est que je sais pas comment on fait.

Voilà, voilà. On est bien avancé. Je lève les yeux au ciel. Bon, comment il faisait mon père ? J'observe les différents boutons présents devant moi, puis je regarde le volant. Là, non ?

- Derrière le volant, y a des boutons, appuie sur n'importe lesquels on s'en fout.

Il ne se déconcentre pas de la route, mais je vois ses doigts tater l'arrière du volant. Soudain, le petit carré contenant l'écran sort. Je soupire, soulagée. Il réussit à taper petit à petit l'adresse, et l'itinéraire apparut. Ok, ça, c'est bon. Je me tourne, remarquant que ma soeur a enfin arrêté de débiter toute sorte de bêtises. Normal, elle dort. Au moins elle ne nous dérangera pas.

- Fais gaffe aux Atteints.

- T inquiète, je gère. Au passage, t'avais l'air vachement tendue avec ton amie au tel.

- Y avait de quoi, non ? Pas besoin de te rappeler dans quel pétrin nous sommes.

- Et alors ? Je suis pas infecte avec toi.

Il marque un point. Exaspérée, je me tourne vers la fenêtre, ne voulant pas continuer cette discussion. Sauf qu'il n'a pas l'air de cet avis.

- Tu crois que tu ne peux compter que sur toi même ?

- Oui... Non... Mais je sais pas merde ! J'ai toujours été comme ça, cherche pas. Conduis et ferme là.

- J'ai une gentille compagne de fortune. Tu sais que je te passerai bien par dessus la fenêtre là ?

Je hausse les épaules et me contente et serrer la main sur le sabre de mon père. J'y ferais attention à lui, c'est certain. Aucun Atteint ne me le prendra, je le tuerai avec mes poings s'il le fallait. Je pose mon coude sur la portière pour regarder dehors, les yeux perdus dans le vague.

- ATTEINTS EN VUS !

Je me redresse en sursaut. Effectivement, une horde d'adultes sans pupille approchent de nouveau tel un raid destiné à nous ensevelir.

- On fait quoi ?! Cris-je contre moi.

- On fonce dans le tas. Répondit il, certain de lui.

Il appuie sur le champignon, j'entends le moteur vrombir, puis vois le paysage défiler plus vite. Les malades approchent, et même en nous voyant ils ne reculent pas. Ils sont prêt à tout ces malades. La voiture accélère, encore et encore, jusqu'à ce que je puisse discener la folie (peu apparente), dans les yeux vides. Puis ce fut un carnage. Jack fonce dans les groupes, des bruits d'os brisés retentissent sous les roues, des yeux se revulsent sur botre passage, et le sang gicle sous les corps demembrés pas la vitesse de l'impact. Je n'ose pas fermer les yeux devant l'adulte qui passe sur le pare brise puis retomber derrière nous. Heureusement que ma soeur dort. Elle pourrait faire des couchemars pendant des semaines avec un spectable pareil. Je vois Jack devenir blême, et même retenir l'intégrale de son estomac. Je secoue la tête et dis juste un :

- Accélère.

Il hoche la tête et afin nous arrivons hors de vue de la horde. Nous ne nous arrêtons pas pour autant, les atteints sont à nos trousses et même s'ils ne peuvent pas nous rattraper, j'ai peur de ce qui pourrait nous arriver. Alors nous continions à une vitesse proche des cent soixante km/h, jusqu'à ce que la route nous oblige à ralentir.

- Mets les essuie-glaces.

- T'es sérieuse ?

- J'ai l'air de déconner ?

Il tourne la tête vers moi, et murmure un :

- Ouais, nan.

Et il les met. Ça enlevera un peu de chose sur la vitre. Par contre les fenêtres, c'était autre chose. Bon, on verra ça plus tard.
Lentement mais surement, aussi prudemment, nous arrivons dans Lille et suivons la route indiquée par le GPS. Dans certaine rue les routes sont jonchées de membres appartenant surement à d'innocents enfants, ou des giclées de sang sur les murs. Un décor post-apocalyptique et ... sanglant. Je plains Jack de devoir garder les yeux ouverts sur certain drame. Là-bas, un corps sans jambes, la crâne à moitié-défoncé, sous une mare de sang séché. Je grimace et détourne le regard.

- No, je crois qu'on est arrivé...

Je regarde la maison, la porte est ouverte, un atteint entre lentement. J'écarquille les yeux, attrape mon sabre directement, et ordonne à Jack d'ouvrir.

- Mais c'est du suicide ! J'ouvrirai pas !

- Ouvre cette putain de porte ou c'était toi que je tranche !

Je relève mon arbre et finalement il accepte d'ouvrir à contre-cœur.

- Si t'as les couilles de me suivre, y a des couteaux dans mon sac, mais ferme pour ma sœur.

Sur ce je sors. Les victimes du deliria me regardent, surement surpris de voir une voiture en marche. D'ailleurs, elle n'est pas dans un belle état. Je déglutine et me vide l'esprit. La porte d'entrée est ouverte, l'atteint est entré, et il y en a trois devant la maison. Je prends de grande respiration et Jack arrive vers moi, munie d'un couteau digne des plus grands bouchers, puis il se met à côté.

- T'en a déjà tué ? Murmurais-je sans lâcher les adultes du regard.

- Celui qui a eu ma soeur, c'est tout.

J'hoche la tête et me jette sur l'atteint le plus proche de moi. Il tend ses mains vers moi, je sors de sabre de son étui et lui coupe séchement les deux membres qui tombent au sol dans une nouvelle marée de sang. Je regarde le résultat avec satisfaction et me félicite d'avoir prise la lame. Le malade passe à autre chose et tente de me mordre l'épaule pour m'immobiliser. Le souffle court, je mets le manche de la lame entre moi et lui et réussie à esquiver ses dents. D'un mouvement sur le côté, je plante le sabre dans le crâne de l'homme, puis ai du mal à le retirer. Le corps tombe dans un bruit mat, et je m'autorise à regarder autour de moi. Jack a planté son couteau dans le coeur d'une femme. On hoche la tête simultanément et saute sur le dernier. Je cours derrière lui, mais trop proche, il m'attrape par les cheveux et me tire vers lui. Je regarde ses ongles noir de sang et réprime un haut le coeur. Je me débats comme un beau diable et donne un coup avec le manche dans le ventre de l'atteint. Il se plie en deux, le souffle coupé, et Jack en profite pour planter son couteau au milieu du front. Il tombe, raide mort, avec les deux autres cadavres sans couleur dans les yeux. Essoufflée, je me tourne vers le garçon.

- Tu pouvais pas me couper les cheveux ou le tuer direct ?!

- Il t'avait mis entre lui et moi, je voulais pas prendre le risque de te toucher !

Je me passe un main sur le visage mais le remercie quand même. La maison maintenant.

- Va dans la voiture, je saurai me débrouiller.

- Rêve pas, je t'accompagne !


- Non ! Tu restes avec ma soeur, tu la protèges !

Je vois ses yeux se remplir de regret. Et merde, bon, on verra ça après. On ne s'apitoie par sur son sort, pas maintenant.

- VAS-Y !

Il se tourne brusquement et va vers la voiture contre son gré. Je soupire et m'engage dans la maison en silence. Je ne mets pas longtemps à les retrouver, dans le salon. Alizée tient un couteau, elle se bat contre un atteint, tandis qu'un autre s'approche de Mélodie et d'un garçon. Je fronce les sourcils et approche silencieusement des personnes. Trop occupé par l'envie de jouer avec les deux, il ne me voit même pas. Alors d'un saut, je l'embroche et reprends avec du mal mon arme planté dans le corps du cadavre. Je me tourne alors vers Alizée qui a le dessus sur son ennemi.

- Heureuse de te revoir.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3   Lun 23 Mai - 18:47

- Heureuse aussi ! Merci d'être venue !

J'essaye de planter mon couteau dans le bras de mon adversaire, sans y parvenir. Je soupire d'exaspération et saute de côté pour éviter son coup. Je saute trop tard et me prends un coup dans l'épaule. Je grimace et plante le couteau dans le ventre de mon adversaire aux yeux blancs, et il se tord en deux. Je retire rapidement mon couteau, et regarde ma main pleine de sang noir. Je secoue ma main avec dégout et plisse le nez. L'Atteint se redresse avec difficulté et avance de nouveau vers moi. Je lance sans réfléchir mon couteau sur l'Atteint, et le couteau atterrit en plein dans sa tête. Il tombe à terre et je m'approche de lui, méfiante. Je lui donne un coup de pied et il ne réagit pas. J'en déduis qu'il est mort, et me penche pour reprendre mon couteau. Et juste pour être sûre, et plante mon couteau en plein dans son cœur. Je me redresse, le couteau à la main.

- Pas la peine de le zigouiller plus, il est mort, c'est bon, on déguerpit maintenant.

Je regarde Noémie, et hoche la tête.

- OK.

Je me retourne et regarde Mélodie et Sacha. Ils sont terrifiés, ça se voit à leurs yeux remplis de peur.

- Mélo, Sacha, on y va. Prenez vos sacs en vitesse et suivez Noémie, leur ordonné-je.

- Attends. Vous avez une trousse de premier soin ici ?


Je fronce les sourcils en réfléchissant et regarde Sacha qui hoche affirmativement sa tête.

- On en a une au premier étage,
explique Sacha.

- Toi (en désignant le garçon) tu peux aller la chercher ? J'attends, Al, emmène Mélo, la voiture est blanche.

- Ok !


Je prends Mélodie par la main, mets mon sac sur mon épaule, et sors de la maison. Je cherche une voiture blanche du regard, et quand je la trouve me précipite vers elle. J'ouvre la portière arrière et rentre dans la voiture, suivie de Mélodie. Je m'arrête net en remarquant quelqu'un à l'avant.

- Heuuu... Bonjour... C'est toi le petit ami de Noémie ?

- Hein ? Un Atteint t'as donné un coup sur la tête ou quoi ?


- Non rien oublis. T'es qui ?

- Jack, un survivant d'Haubourdin.

- Donc du quartier de Noémie, OK.


- Tu l'appelles Noémie ? Bon, asseyez-vous et faites-vous discrète. Manquerait plus que de nouveaux atteints viennent.


- Ouais je l'appelle Noémie. D'ailleurs, j'espère qu'elle va se bouger...


Je regarde par la fenêtre de la voiture et vois Sacha sortir de la maison, suivi de Noémie. Sacha en entre à l'arrière, et No ouvre la portière du côté de sa sœur pour prendre les sacs et la trousse de premiers soins en main. Elle ouvre le coffre et range les sacs à l'intérieur.

- Je mets les sacs dedans.


Elle referme le coffre et va s'asseoir à l'avant.

- Alors, t'as choisi où on va No ? Demandé-je.

- Je suis tout aussi paumée que vous les gens, faut pas compter sur moi. Mais bon, faut aller là où y a de la bouffe et pas trop d'adultes.


- Hum... Les trucs genre Carrefour et Auchan c'est pas une bonne idée. OK il y a plein de nourriture, mais pas beaucoup de place. Faudrait bouger tous les rayons, expliqué-je.

- On peut les mettre pour boucher les entrées principales, répondit le garçon au volant qui vient de démarrer la voiture.

- Oui, mais c'est long et fatiguant. Et je suis pas sûre qu'on ait vraiment le temps.

- Soit ce soir t'es morte de fatigue et en sécurité, soit t'es morte tout court, réplique Noémie.

- Après j'ai peut-être une autre idée, dis-je après quelques moments de réflexion.

- Explique nous le fin fond de ta pensée ! S'exclame No.

- On pourrait aller prendre le plus de truc chez Carrefour, et aller dans un des grands magasins d'à côté. Genre Ikea, ou Castorama. Ou Darty.

- Puis il y a le cinéma pas loin !
Ricane Jack.

- Alors, ça vous va ?
Demandé-je.

- Tu peux ne pas être blonde quand tu veux !
dis Noémie.

- Quel compliment,
soupiré-je... Bon, Jack, tu connais la route ?

- De rien, ça vient du cœur.

- Bon, c'est bon là. Ouais je connais la route, on n’était pas loin tout à l'heure.

- D'accord,
dis-je sans vraiment réfléchir.

Je regarde Alice, et vois qu'elle dort encore, malgré tout le bruit qu'on a fait. Je demande doucement à Mélodie de venir sur mes genoux, pour qu'on ait plus de place derrière.

- 'Tain c'est bon, j'vais dans la coffre. Al, vient faire la causette à Jack.

- Bah vas-y dit que je te fais chier !
s'exclame t'il, indigné.

- Nan c'est pas ça, cherche pas.


Jack soupire et arrête la voiture. Noémie en sort et ouvre le coffre avant de rentrer à l'intérieur. Je sors à mon tour et monte à l'avant. Je me retourne et vois la tête de Noémie dépasser.

- Merci de t'être dévoué !

- Tu veux que je réponde quoi à ça ?


Je rigole légèrement avant de me retourner et regarder la route.

- Et là faut que je parle à Jack ?

- Si t'es de meilleur humeur qu'elle, je dis pas non.


Je le regarde avec un grand sourire.

- Je suis TOUJOURS de meilleure humeur que Noémie.


- PAS QUAND JE TE FAIS CHIER ET QUE JE SUIS PÉTÉE DE RIRE APRÈS !
crie la jeune fille en question du fond de la voiture.

- MAIS OUI NONO T’INQUIÈTES...
rigolé-je. Bon Jack... Quel âge as-tu ?

- Quatorze piges.

- Ton niveau de discussion est très élevé. Et moi j'en ai treize.

- Je conduis ma p'tite dame. Et c'est pas à quatorze ans qu'on apprend, j'essaye de me débrouiller comme je peux.


- Ah pardon monsieur. Mais faut savoir, soit on parle soit on parle pas.

- Je te signale que t'as dit "faut que je te parle" pas "que nous parlions" donc j'ai le droit de ne pas dire quand chose !
s'exclame-t-il.

J'entends Noémie éclater de rire à l'arrière, et je lève les yeux au ciel en souriant légèrement.

- Noémie, arrête rire, soupiré-je. Bon OK Jack. Alors je pose les questions et tu réponds. Au moins on va pas s'emmerder. Pas comme la pommé qui est derrière. Deuxième question : avais tu une petite amie avant l'épidémie ?

- Oh, la paumée elle t'emmerde, et elle te connaît suffisant pour savoir pourquoi tu poses cette question !
Me crie No depuis l'arrière.

Je prends un visage innocent et regarde Jack avec insistance.

- Aller Jack répond à ma question !


- J'en ai eu une en quatrième, et on a cassé trois mois après, c'est tout. Et vous ?
dit-il, soudainement intéressé.

Je rigole toute seule à la réponse de Jack avant de reprendre rapidement mon sérieux.

- Moi, personne. Je chercher mais personne n'est à mon goût ! Par contre Noémie... Je la laisse t'expliquer,
dis-je en jetant un coup d'œil derrière.

- Sérieux ? Ok, ok, j'ai aucune envie d'aimer qui que ce soit, de tomber dans le niais, ou de ressentir un quelconque sentiment se rapprochant à l'amour. Je cherche même pas, je suis très bien seule, explique Noémie.

Je regarde Jack en haussant les épaules. Noémie ne changera jamais.

- Enfin voilà quoi,
soupiré-je.

- T'es hors d'atteinte toi, alors ? Demande Jack.

- J'en sais rien, et je pense pas à ça quand un atteint à sa sale gueule collée sur la vitre !
nous crie Noémie.

J'entends Mélo et Sacha crier, et j'ouvre grand les yeux en me retournant.

- Accélère Jack !
Je lui crie.

- Faut ouvrir le coffre il lâchera prise ! Merde on peut pas euh...
Crie Noémie.

- Je fais quoi putain ?!
Hurle Jack, qui tente de rester concentrer sur la route.

- Déverrouille la voiture, qu'il ouvre le coffre, j'm'en fou j'le trucide s'il entre !

- Mais t'es malade ?!
Je crie presque en même temps que Jack à Noémie.

- Peut-être bien.

- Jack fait ce qu'elle te dit de faire !
Dis-je en regardant le garçon.

Il grommèle quelque chose et appuie sur les boutons de sa portière. Dans un sursaut d'intelligence (et de lucidité) l'adulte comprend que la voix est libre, que son jeu attend, qu'il n'a plus qu'à ouvrir.
Je vois No se mettre à genou et poser son sabre sur la plage arrière pour le donner à Mélo.

- Al, passe ton couteau,
me demande-t-elle.

Je retourne et passe en vitesse le couteau à Sacha qui le passe à son tour à la jeune fille.

- Jack, fait gaffe faut pas que No tombe, je supplie presque.

- Au pire j'aurais juste deux trois bosses, des égratignures, ironisa la jeune fille dans le coffre. Ralentis pas ! Avec un peu de chance il tombera tout seul, comme un moustique.

Mais la bête réussit tant bien que mal à ouvrir le coffre. Les petits derrières crient sous la panique. L'ancien humain, passe ses pieds pour tenir à peu près debout, puis il entre complètement. Son haleine putride sent jusque devant. Je vois No retenir un haut le cœur devant la bête qui s'approche dangereusement d'elle, puis Jack tourne subitement ce qui envoya valdinguer l'atteint et la jeune fille contre un des côté de la voiture. Le choc fut violent, mais la bête réussit à planter ses ongles dans les moquettes et à se retentir a peu près. Malheureusement, je regarde derrière et vois la tête de No heurter le sol Elle est assommée, avec un adulte qui ne pensait qu'à la déchiqueter au dessus d'elle. Je me décroche en vitesse, et passe entre les sièges le plus rapidement possible.

- JACK JE T'AVAIS DIS DE FAIRE GAFFE !


Je prends le sabre et marche à moitié sur les enfants derrière. Je coupe sans ménagement un bras de l'Atteint. Il se détourne alors de sa première cible. Je grimace en réalisant que je suis maintenant sa cible. Je prends de l'élan et coupe la tête de l'Atteint qui tombe dans un bruit horrible, avant de rouler hors de la voiture. Je pousse ensuite le reste du corps en essayant de mettre le moins de sang possible partout, et referme le coffre.

- C'était ça ou on se prenait le fossé !
Me répond enfin Jack.

- Mais putain tu l'as vu hyper tard, t'aurais pu faire plus doucement !


Je réalise que je suis toujours aux côtés des enfants, et passe au dessus des sièges pour atterrir peu gracieusement dans le coffre, à côté de Noémie.

- Désolé de m'inquiéter de ce qui se passe, surtout quand y a un atteint dans la caisse,
souffle-t-il.

Je soupire, en admettant à moitié qu'il à raison.

- On s'occupait de l'Atteint, et toi de la route !

Je me penche au dessus de Noémie et ne voit pas de sang. J'expire fortement, rassuré. Au moins ce n'est pas très grave. Je sursaute en la voyant ouvrir les yeux, et grimacer de douleur en se tenant la tête d'une main.

- Jack... Rappelle moi... Soit de ne plus ouvrir le coffre pendant qu'on roule, soit ne plus te laisser le volant, grogne Noémie.

- Hum... Je te le rappellerai. Pas trop mal quand même ?
Demande-t-il.

- J'vais avoir un bel hématome sur le front et j'ai très mal au crâne. À part ça....ça va.


J'aide No à s'asseoir, et écarte un peu le sabre de nous et grimace en le voyant plein de sang noir.

- T'as raté un de ces trucs, comment je t'ai sauvé la vie ! M’exclamè-je, une pointe d'ironie dans la voix, en souriant fièrement.

- Hé oui, j'ai raté ça j'étais juste un peu mal en point, mais euh... Merci quand même.


Elle porte une main à son front et grimace.

- On est bientôt arrivé merde ? J'vais dégueuler à cause de ce foutu mal des transports,
soupire-t-elle.

- Euh… Ouais on arrive, répond le garçon.

Soudain, Mélodie se relève un petit peu et gueule dans toute la voiture :

- Hé ! On dirait qu'y a un mec là bas !

Je lève la tête en même temps que Noémie, et effectivement, dans un attroupement d'Atteints se trouve bien un homme, du moins un enfant étant donné les circonstances.

- Jack, arrête toi, ordonne No.
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